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Le premier étage du lanceur Proton
est constitué d'un corps central de 4,10m de
diamètre (fixé par la largeur des voies ferrées en
Union soviétique) et de six modules latéraux de 1,6m de diamètre chacun.

Fig. 1 : Vues de dessous du premier
étage. |
Le tout a un diamètre maximal
de 7,4m, pour une longueur de 21,18m et une masse
de 417,3t (32,5t à vide). La propulsion est
assurée par six moteurs fonctionnant avec du
tétraoxyde d'azote (N2O4) comme oxydant et de l'UDMH comme
carburant.
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Structure du corps central
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Le corps central est constitué d'un
compartiment de transition, d'un réservoir d'oxydant
et d'un compartiment inférieur.
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Le réservoir est
construit avec un alliage d'aluminium (AMg 6) et se
présente comme une structure cylindrique soudée
munie de plusieurs anneaux de renforcement et de
deux dômes aux extrémités. Celui du dessus étant
exposé à l'extérieur, il est recouvert d'une
protection thermique. Le réservoir est équipé de
plusieurs capteurs de niveau.

Fig. 2 : Le corps central du premier
étage à Baïkonour, dans le MIK-92A-50.
Lancement du
11 février 2009. |
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Le compartiment
inférieur a la forme d'un cône et est construit avec
un alliage d'aluminium V95, renforcé par des
longerons.
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Le compartiment de transition fait la
liaison avec le deuxième étage. Il est constitué de
deux anneaux reliés par une structure en treillis
qui permet aux gaz des moteurs du deuxième étage de
s'échapper (le deuxième étage est en effet allumé
avant le largage du premier étage). Le treillis est
réalisé par extrusion dans un alliage V95.
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Structure des modules latéraux
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Les six modules latéraux ont une
longueur de 19,86m et sont constitués d'un
compartiment supérieur, d'un réservoir de carburant,
et d'un compartiment inférieur.
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Le compartiment
supérieur est une structure conique rivetée et sert
à dévier l'écoulement d'air. Il est isolé
thermiquement et est muni de plusieurs accès pour
que les équipes au sol puissent effectuer des
manipulations.
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Le réservoir contenant l'UDMH est un
cylindre réalisé par soudure dans un alliage AMg 6
et comporte des anneaux de renforcement et deux
dômes aux extrémités. Il est également équipé de
capteurs de niveau.
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Le compartiment inférieur fait
l'interface avec le moteur. C'est une structure
rivetée renforcée par des longerons et des anneaux
métalliques qui est thermiquement isolée afin
d'empêcher les moteurs de brûler les équipements. A
la base sont installées deux plaques faites d'un
alliage AK4 qui sont destinées à supporter le
moteur.

Fig. 3 : Deux blocs latéraux à
Baïkonour, dans le MIK-92A-50.
Lancement du
11 février 2009. |
Chaque module latéral est rattaché
au corps central par cinq liaisons. Les deux du bas
ne laissent aucun degré de liberté et transmettent
la force des moteurs au compartiment inférieur du
corps central. Les trois autres liaisons sont des
glissières qui autorisent le déplacement du module
latéral selon l'axe longitudinal.
Trois baguettes
empêchent le module de se déplacer radialement :
deux relient le réservoir d'oxydant au réservoir
d'UDMH, tandis que la troisième rattache le
compartiment supérieur du module latéral à un anneau
de renforcement du réservoir d'oxydant.
Au début du programme UR-500, les
six moteurs du premier étage étaient des RD-253 de
la NPO Energomach (OKB-456 à l'époque). Celui-ci utilise la technologie
"cycle fermé", appelé "cycle à
combustion étagée" en Occident.
Le principe est
simple : les turbines qui entraînent les turbopompes
sont mises en rotation par la combustion d'une
partie des ergols. Ceux-ci sont ensuite envoyés dans
la chambre de combustion où ils créeront la poussée.
La technique permet d'économiser l'énergie
habituellement utilisée pour faire tourner les
turbines, et ainsi d'augmenter la pression dans les
chambres de combustion sans diminuer l'impulsion
spécifique.

Fig. 4 : Vues de face du premier
étage. |
Chaque moteur est orientable selon
les trois axes dans une fourchette de 7,5° grâce à
un vérin hydraulique.
A partir de 1995, les RD-253 sont
remplacés par des RD-275. La poussée est augmentée
de 7,7% pour atteindre 178t, ce qui autorise une
augmentation de la masse de la charge utile de 600kg.
En 2007 une version améliorée,
appelée RD-275M, ou RD-276, a vu le jour. La poussée
est augmentée de 5,2% et atteint 186,8t, ce qui
permet d'augmenter la masse de la charge utile en
orbite de transfert géostationnaire de 150kg. De
plus, avec l'apparition du RD-275M, la masse du
premier étage diminue légèrement en réduisant
l'épaisseur des réservoirs de tétraoxyde d'azote et
d'UDMH (qui, cela dit, sont toujours fait du même
alliage).
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