|
Pour les Proton-K A son arrivée à Baïkonour, la charge utile est
emmenée au MIK-40. Elle est ensuite fixée à une
interface lanceur, puis dans certains cas à un
quatrième étage. Le tout constitue la "partie
haute" (KGTch) et est emmenée sur un wagon au
MIK-1 de la zone 92. Là-bas les trois premiers
étages ont été préalablement assemblés et la
parti haute y est fixée. Le lanceur ainsi
complet est alors emmené sur son pas de tir.
Pour les Proton-M A son arrivée à Baïkonour, la charge utile est
emmenée au MIK-92A-50. Elle y est fixée à
l'interface lanceur et au Briz-M, ce qui
constitue la "partie haute" (KGTch). Le tout est
ensuite transporté dans la grande salle voisine,
où attendent les trois premiers étages du
lanceur qui ont été préalablement assemblés.
La
partie haute est arrimée au troisième étage, et
le lanceur ainsi complet est placé sur un
véhicule ferroviaire tracté par une locomotive.
Il sort du MIK par la face Est, le contourne et
arrive à la station de remplissage où il
s'arrête le temps nécessaire. Il repart ensuite
en direction de l'une des deux zones de
lancement. La plus proche (n°81) est distante de
6km, l'autre (n°200) de 10km.
|
Installation du lanceur sur le pas de tir
|
Dans certains cas, la charge utile
nécessite qu'une protection thermique soit installée
sur la coiffe. De gros tuyaux doivent alors être
installés pour assurer la climatisation.
Une fois arrivé sur le pas de tir,
le véhicule ferroviaire se place sur un bras
escamotable. Celui-ci est alors actionné à l'aide
d'énormes vérins et redresse le lanceur, toujours
fixé au véhicule ferroviaire. Cette opération dure
environ quatre heures, et nécessite l'arrêt du
conditionnement thermique de la charge utile. Une
fois le lanceur parfaitement vertical, le véhicule
ferroviaire est retiré. Proton est alors
littéralement posé sur six supports, qui rentrent
sous la dalle de béton aussitôt après le décollage
afin de ne pas être endommagés.
On remarque que le
lanceur doit être dans une position d'équilibre
extrêmement stable, puisque rien ne le maintient en
position droite. Il est d'autant plus impressionnant
de remarquer que dans cette position, il peut
essuyer des vents allant jusqu'à 20m/s, ainsi que
des conditions de neige ou de pluie. De plus, sur le
pas de tir, le lanceur n'est pas aligné en azimut.
Cet alignement, dépendant de l'orbite visée, se fera
pendant le lancement grâce au système de guidage.
Les derniers préparatifs sur la
charge utile et la lanceur sont effectués sur le pas
de tir grâce à la tour de service mobile. Celle-ci,
montée sur rails, vient enlacer le lanceur et est
retirée peu avant le tir.
 |