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Le troisième étage est commun à
Proton-K et Proton-M. Il se présente sous la forme
d'une structure cylindrique comprenant une case à
équipement, un compartiment des ergols et un
compartiment inférieur.

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Fig. 8 : Vue de dessous du troisième
étage de Proton.
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Le compartiment des ergols
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Il est de
conception semblable à celui du deuxième étage, mais
en plus petit. Ainsi, le réservoir de tétraoxyde
d'azote, placé au-dessus du réservoir d'UDMH, ne
comporte pas de section cylindrique mais est
simplement constitué de deux dômes soudés ensembles
sur un anneau de renforcement.
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Le compartiment inférieur
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Il comprend la motorisation et est logé dans
le compartiment de transition du deuxième étage
(fig. 8). Il est également muni de quatre
rétrofusées.

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Fig. 9 : Schéma du troisième étage.
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Elle abrite le
système de contrôle construit par le NII AP de
Nikolaï PILIOUGUINE (aujourd'hui NPTs AP). Alors
qu'il était analogique sur Proton-K, celui de
Proton-M est entièrement numérique.
Il comprend
notamment le système de navigation inertielle et
l'ordinateur de bord Bisser-3, et est redondé trois
fois.

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Fig. 10 : Vue de face du troisième
étage.
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Récemment, le NPTs AP a développé un nouvel
alliage, appelé AKP-1M, pour construire ses
gyroscopes. L'AKP-1M est basé sur l'aluminium et non
sur le classique béryllium, jugé trop cher et
surtout trop toxique. Il a la même densité que
l'aluminium, mais le coefficient de dilatation de
l'acier !
La propulsion du troisième étage est
assurée par un moteur RD-0212, construit par
l'OKB-154 de KOSBERG (aujourd'hui KBKhA) sous la
direction de Y.I. GUERCHKOVITCH. Le RD-0212 est en
réalité constitué d'un gros moteur monochambre
RD-0213, qui assure la propulsion proprement dite,
et d'un moteur vernier quadrichambre RD-0214 qui
sert à diriger le vol.
Des vérins électriques
permettent d'incliner chacune de ses quatre tuyère
dans une fourchette de 45°.
En 1969, GLOUCHKO avait commencé la
mise au point d'un nouveau moteur destiné à équiper
le troisième étage de Proton : le RD-301. Son
originalité était de fonctionner avec un mélange
fluor/ammoniac extrêmement toxique. Les autorités
soviétiques avaient tout de même ordonné son
développement, et les pas de tirs avaient commencé à
être modifiés quand, en 1976, alors que plusieurs
millions de roubles avaient déjà été investis, elles
ont réalisé à quel point l'emploi d'un tel moteur
serait dangereux. Le projet a alors été subitement
abandonné.
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