A la fin des années 1980, l'Union soviétique
vient tout juste de lancer sa nouvelle station
orbitale
Mir, mais
elle pense déjà à celle qui lui succédera : Mir-2.
De leur côté, les Américains prévoient de réaliser
leur propre station Freedom d'ici l'an 2000, en
coopération avec l'Europe, le Canada et le Japon.
Après la chute de l'URSS, un rapprochement
s'amorce entre les deux superpuissances, et une
synergie entre les projets Mir-2 et Freedom devient
envisageable. Au mois d'août 1993, après plusieurs
mois de discussions, les deux parties parviennent à
un compromis. La nouvelle station
« Alpha » sera constituée d'un segment russe et d'un
segment américain, ce dernier englobant les
contributions européennes, canadiennes et
japonaises.
Le segment russe comprendra un certain nombre
d'éléments prévus pour Mir-2. Le principal sera le
Module de Base, similaire à celui de
Mir, qui
sera le cœur de la station. A son extrémité seront
accrochés trois Modules Universels d'Amarrage
(USM), disposés en T. Ils seront la base de tous les
autres éléments russes, et ils feront l'interface
avec le segment américain.
Dans cette configuration, la totalité des modules
russes sont fournis par la RKK Energuia, ainsi que
les vaisseaux
Soyouz
pour le transport des équipages et les Progress pour
le ravitaillement. L'autre
grand industriel du secteur spatial russe, le GKNPTs
Khrounitchev est, quant à lui, totalement mis à
l'écart.
D'autre part, à Washington, les dirigeants de la
NASA ne sont pas satisfaits. La première phase
d'assemblage repose en effet presque entièrement sur
les Russes, ce qui crée une situation de forte
dépendance de l'Amérique. De plus, une très grande
instabilité politique et économique règne à Moscou
en cette année 1993, faisant d'Energuia un
partenaire peu fiable.
Du 31 juillet au 31 août 1993, alors que le
plan présenté sur la figure 1 est encore au stade de
l'élaboration, un groupe d'experts internationaux se
réunit à Crystal City, près de Washington. Trois
représentants de Khrounitchev sont présents : Youri
GORODNITCHEV, Vladimir KARRASK et Sergueï
CHAÏEVITCH.
Les discussions portent sur les
différentes possibilités quant à l'intégration des
éléments russes de Mir-2 dans la station Alpha. A ce
stade, le rôle de Khrounitchev se limite à fournir
un certain nombre de ses lanceurs
Proton
pour acheminer les modules en orbite.
Mais CHAÏEVITCH et ses collègues n'entendent pas en
rester là. Ils proposent à la partie américaine de
fournir des vaisseaux de ravitaillement de type TKS,
considérablement plus gros que les Progress
d'Energuia.
Ces engins avaient été
développés à l'origine pour apporter du fret aux
stations orbitales militaires
Almaz. Ils sont
constitués d'un module principal appelé FGB, pour
« Module Fonctionnel de Fret » et d'une capsule de
retour réutilisable appelée VA. Quatre exemplaires
ont volé entre 1977 et 1985.
L'utilisation des TKS pour
ravitailler la station Alpha est très défendable sur
le plan technique, mais les concurrents russes de
Khrounitchev n'y sont pas favorables pour autant.
L'une des raisons est que la suppression des
Progress entraînerait une baisse des revenus
d'Energuia, qui se répercuterait sur d'autres
programmes, comme celui du vaisseau
Soyouz,
indispensable à l'exploitation de la station.
|
Il était préférable pour [l'Agence
Spatiale Russe et Energuia] de
construire huit Progress plutôt que de
nous commander deux TKS. Cela mettrait
une forte pression budgétaire, mais
comme ils sont le principal contractant
pour la station, ils ont plus
d'opportunités, si ce n'est plus de
droits sur le programme.
Sergueï CHAÏEVITCH,
rapporté par Anatoli
ZAK dans «
Zarya
module ». |
CHAÏEVITCH abandonne donc l'idée,
mais il ne baisse pas les bras pour autant. Dans les
années 1980, le bloc principal des TKS, le fameux FGB, avait servi
de base pour la conception des gros modules additionnels
de la station
Mir. Ce
concept ne pourrait-il pas être réutilisé sur la
nouvelle station Alpha ?
Les
représentants d'Energuia sont évidemment opposés
à cette idée, qui les priverait d'une forte
charge de travail. Khrounitchev propose de
remplacer deux des trois modules USM (fig. 1)
par un unique FGB mais, comme on l'a vu plus
haut, la proposition n'est pas retenue.

|
Fig.
4 : En juin 1990,
le module Kristall, dérivé des FGB, arrive en vue de Mir.
Source
:
Мировая Пилотируемая Космонавтика. |
En revanche, l'un des
représentants américains présents à Crystal City
est séduit par l'idée, qu'il fait circuler dans
les couloirs de la NASA. Dès le mois de
septembre 1993, un groupe d'experts américains
se rend au siège de Khrounitchev et peut voir
les modules Spektr et Priroda, qui attendent
leur lancement vers la station
Mir.
|
Les Américains à la rescousse
|
Du 1er au 2 octobre
1993, des représentants de la NASA et de Boeing sont présents
au siège de l'Agence Spatiale Russe (RKA) pour
discuter du développement de la station
internationale. Le chef de la délégation est
l'astronaute William SHEPHERD.
Pour des négociations de cette
importance, aucun représentant de Khrounitchev
n'a été convié ! C'est dire si la RKA n'a pas
envie de voir un FGB remplacer les modules
d'Energuia, dont le maintien à flot est
considéré comme une haute priorité.
Sergueï CHAÏEVITCH voudrait insister pour avoir
une place autour de la table des négociations
mais, selon lui, le directeur de Khrounitchev,
Anatoli KISELIOV, lui a répondu que « la RKA
viendrait bien les chercher de toute façon ».
Finalement, le 4 octobre, KISELIOV demande à
CHAÏEVITCH de se rendre à la RKA. Il s'exécute
immédiatement, mais il est une nouvelle fois
confronté à la vive opposition des ingénieurs
d'Energuia. Il essaie alors de faire vibrer la
corde sensible des Américains, qui sont toujours
aussi peu enthousiastes à l'idée de devoir
attendre que le segment russe soit quasiment
terminé pour pouvoir commencer le leur.
Sur un morceau de papier, il dessine une
nouvelle séquence d'assemblage où le FGB serait
lancé en premier, puis immédiatement suivi d'un
module d'amarrage
(SO) qui permettrait à la navette américaine de
venir ajouter le premier élément américain, le
Node 1, qui constitue la base du segment
américain.

|
Fig.
5 : Dans la
proposition de Khrounitchev,
le FGB est directement relié au Node 1 américain.
Source
:
Novosti
Kosmonavtiki n°1994-3. |
Ainsi, les deux partenaires auraient leur
première pierre en place dès le début de la
séquence, ce qui permettrait à chacun d'avancer
à son rythme en parallèle, plus ou moins
indépendamment de l'autre.
Contrairement à Energuia, la NASA est séduite
par cette proposition. Le FGB, en plus de lui
apporter une large indépendance, permettrait
d'assurer le maintien en orbite de la station,
ce qui dispenserait les Américains de devoir
lancer eux-mêmes un module dédié à cela.
Le projet initialement envisagé par les
Etats-Unis était en effet d'accrocher à la
station un coûteux « Bus-1 ». Ce système, conçu
par Lockheed, sert à la base à propulser
les énormes satellites espions KH-11.

|
Fig.
6 : L'une des
rares images publiées du Bus-1.
Source
:
Global Security. |
Devant autant d'enthousiasme de la partie
américaine, CHAÏEVITCH en conclut que c'est chez
l'ancien ennemi de la Guerre Froide qu'il va
devoir chercher du soutien, plutôt que chez ses
compatriotes.
Comme le FGB ne faisait pas
partie des éléments de Mir-2 que la RKA a
proposé d'apporter à la station internationale,
la Russie n'est absolument pas tenue de le
financer. La NASA ne voit alors plus
qu'une seule solution pour obtenir ce FGB :
elle va devoir le payer elle-même !
Une telle transaction, dans un contexte
géopolitique encore relativement tendu, n'est
pas aussi évidente. D'ailleurs, il s'avère
extrêmement complexe de fixer un prix pour le
FGB, et d'âpres négociations commencent entre
Américains et Russes.
Techniquement, le FGB sera commandé par la NASA
à Boeing, maître d'œuvre du segment américain,
qui le sous-traitera à Lockheed Missiles and
Space Company, dont Khrounitchev sera le
sous-traitant pour le développement et la
construction. Le lancement devrait intervenir au
mois de mai 1997. Cette coopération ne
fait que renforcer les liens entre Lockheed et
Khrounitchev, qui sont déjà associés dans la
commercialisation du lanceur
Proton
au sein de la société commune
International
Launch Services.

|
Fig.
7 : La station
internationale à la fin de la première phase d'assemblage, juin 1995.
On voit que les USM ont été remplacés par le FGB.
Source
:
Air&Cosmos n°1522. |
Le 23
juin 1994, la RKA et la NASA signent un contrat
octroyant (indirectement) la somme de 25M$ à
Khrounitchev pour démarrer les travaux sur le
FGB, mais le prix total n'est toujours pas fixé.
Dans un premier temps, les Russes demandent
250M$ pour leur module, ce que la NASA considère
comme inacceptable.
En décembre
1994, la construction du module commence chez
Khrounitchev, en anticipation d'un succès des
négociations. Le lancement est par contre repoussé
à novembre 1997. Dans la terminologie russe, le
FGB est connu sous le nom de 77KSM n°17501.
Le 6 février 1995, après plusieurs
mois de négociations de marchands de tapis, les
deux parties parviennent à un accord. La somme
totale demandée par Khrounitchev pour le
développement et la construction du FGB s'élève
à 215M$, soit 190M$ de plus que ce qui a déjà
été versé. Le contrat, appelé HX3295, est signé
à Moscou le 15 août 1995 par Anatoli KISELIOV,
directeur de Khrounitchev, et Douglas STONE,
vice-président du programme chez Boeing.

|
Fig.
8 : Anatoli
KISELIOV et Douglas STONE, 15 août 1995.
Source
:
Itar Tass. |
Les Américains paieront le
module dans son intégralité, y compris le coût
de la mise en orbite. En échange du lanceur
Proton
que Khrounitchev fournira, la NASA s'engage à
mettre en orbite un important élément russe : la
NEP (celle-ci sera plus tard abandonnée, et ce
sera finalement le petit module Rassviett qui sera lancé par la navette
Atlantis en mai 2010).
Comme ils se retrouvent
propriétaires du module, les Américains peuvent
maintenant se permettre d'imposer des
modifications. Ils demandent ainsi aux
ingénieurs de Khrounitchev d'améliorer d'un
facteur six la protection contre les
micrométéorites, prenant en compte la durée de
vie largement améliorée du FGB par rapport aux
modules de
Mir.
A la fin de l'année 1995, la coque du FGB est
terminée. Le 9 décembre 1995, un essai de
pressurisation destiné à détecter d'éventuelles
inétanchéités se termine par une déformation de
la structure. Cet incident, qui est dû à une
erreur humaine, n'aura pas de
conséquences sur le calendrier. Les réparations
sont totalement terminées le 19 mars 1996.
|
Fig.
9 : Le FGB en
cours de construction, en 1996.
Source
:
Novosti Kosmonavtiki n°1999-1,
RussianSpaceWeb. |
Lors de la signature du contrat,
la NASA avait fait rentrer des sous-traitants
américains dans le développement du FGB. Ainsi,
le 1er juillet 1996, la société
Honeywell livre à Moscou deux ordinateurs MDM
destinés à équiper le FGB.
A la
fin août 1996, les ingénieurs de Khrounitchev
ont terminé l'installation des réservoirs
d'ergols, des vannes, des tuyauteries et des
câbles. Fin septembre, les essais de déploiement
des panneaux solaires commencent : ils
consistent en huit cycles de déploiements et de
rétractations à +50°C, et huit
autres à -50°C.
Le FGB est
considéré comme achevé le 9 décembre 1996.
Commence alors la longue phase d'essais qui doit
durer près de six mois. Le 13 janvier 1997, la
pièce d'amarrage APAS-89 de l'élément américain
PMA-1, qui est fabriquée par la RKK Energuia et
qui fait l'interface avec le Node 1, est couplée
au FGB, comme elle le sera dans l'Espace.
Si la construction du FGB se
déroule conformément au calendrier, ce n'est pas
du tout le cas de l'autre gros élément russe :
le Module de Service. Développé par Energuia, il
ne dispose pas du soutien financier américain,
et en février 1997 on apprend que son lancement
est reporté d'avril à décembre 1998.
Cette nouvelle est de mauvaise augure pour le
FGB. En effet, quand celui-ci sera en orbite, il
n'aura pas la capacité d'être ravitaillé en
ergols, car sa pièce d'amarrage n'est pas
compatible avec celle des vaisseaux cargos
Progress. Une telle capacité n'avait pas été
jugée nécessaire, car peu après son lancement le
FGB devait être rejoint par le Module de
Service, qui aurait permis le ravitaillement.
Une fois en orbite, le FGB peut tenir environ
400 jours. S'il est lancé comme prévu en
novembre 1997, et que le Module de Service
arrive au mieux en décembre 1998, cela ne laisse
aucune marge de manœuvre. Il est donc décidé de
repousser le lancement du FGB à juin 1998.

|
Fig.
10 : Le FGB en
construction, avril 1996.
Crédit : Théo PIRARD / Air&Cosmos. |
Mais les différents partenaires ne sont pas
satisfaits de cette solution, car ils
considèrent maintenant la Russie comme un
partenaire extrêmement peu fiable, et lancer le
FGB sans capacité de ravitaillement semble bien
trop hasardeux. Que deviendrait le programme si
le Module de Service subissait un nouveau report
APRÈS le lancement
du FGB ?
Pour pallier cette éventualité, plusieurs
solutions sont envisageables :
-
construire et lancer
un élément américain temporaire appelé ICM, qui
viendrait s'amarrer au FGB et assurer son
maintien en orbite en attendant le Module de
Service,
-
lancer un second FGB
modifié (le FGB-2), qui serait capable d'assurer
le maintien en orbite du premier FGB,
-
modifier le FGB pour
qu'il puisse être ravitaillé.
La solution du FGB-2 n'est pas acceptable, car
le développement de ce module devrait être
financé par les Etats-Unis, ce dont les Russes
n'ont pas du tout envie. En revanche, au mois d'avril
1997, les deux autres solutions sont
retenues.

|
Fig.
11 : Le Module
de Service (à gauche) et le FGB
en construction chez Khrounitchev, en 1996.
Source
:
Novosti Kosmonavtiki n°2000-9. |
Le FGB dispose de trois pièces d'amarrage : une
à l'avant, une à l'arrière et une au nadir (qui
regarde vers le « bas »). Celle de l'avant est
de type APAS-89, destinée à recevoir le
PMA-1
américain.
Les deux autres sont de type
SSVP-M, compatibles
avec d'autres modules, mais incapables de
recevoir des vaisseaux
Soyouz
ou Progress.
L'idée est donc de modifier la pièce nadir en la
remplaçant par une SSVP « classique », ce qui
permettra aux Progress de venir s'y amarrer. De
plus, les Américains demandent à Khrounitchev
trois modifications sur le FGB :
-
modifier le SSVP de la pièce
nadir en ajoutant des tuyauteries, de
manière à ce que les vaisseaux Progress
puissent ravitailler les réservoirs d'ergols
du FGB, qui devront avoir une capacité
augmentée de 6,1t (au lieu de 5,7t),
-
modifier le SSVP de la pièce
nadir en ajoutant des traversées
électriques, de manière à ce que les
vaisseaux Progress puissent recharger les
batteries du FGB,
-
améliorer le système de
contrôle du module, de manière à ce qu'il
puisse assurer l'orientation de la station
jusqu'au vol d'assemblage n°7A, au cas où le
Module de Service serait encore reporté.
|
Fig.
12 : Le FGB en cours de tests chez Khrounitchev.
Crédit : RIA Novosti, Itar Tass, RussianSpaceWeb. |
Ces trois modifications
majeures, financées par la NASA à hauteur de
35M$, sont terminées le 15 septembre 1997.
Il ne reste plus qu'à fixer sur le FGB la pièce
d'amarrage SSVP, qui est livrée par Energuia le
5 novembre et mise en place sur le module le 13
novembre.
|
Fig.
13 : Le FGB en cours de test chez Khrounitchev,
3 octobre 1997.
Crédit :
NASA, Videocosmos. |
Les essais se déroulent sans
incident notable, et au début 1998, le FGB est
prêt à être envoyé à Baïkonour. Le 17 janvier
1998, une grande cérémonie d'inauguration est
organisée chez Khrounitchev. A côté du FGB trône
une maquette grandeur nature de celui-ci, qui a
été exposée au Salon du Bourget au mois de juin
1997.
Les cosmonautes de la
première mission de la navette qui rejoindra le
FGB sont présents, ainsi que ceux de la première
expédition principale (MKS-1). Parmi les
invités, on remarque Youri KOPTIEV, le
directeur de la RKA, Anatoli KISELIOV, le
directeur de Khrounitchev, Royce MITCHELL,
directeur du programme FGB chez Boeing, Randy
BRINKLEY, directeur du programme de la
station à la NASA et Gretchen McCLAIN,
administratrice adjointe pour la station à la
NASA.
|
Fig.
14 : Cérémonie d'inauguration chez Khrounitchev,
17 janvier 1998.
Crédit :
NASA, Itar Tass, Videocosmos. |
C'est le 2 février 1998
que le FGB est envoyé à Baïkonour.
Là, il est installé dans le MIK-254, qui servait
auparavant à la préparation de la navette
Bourane. Le lancement est toujours prévu pour le
30 juin 1998. Après son déstockage, le module
commence ses essais électriques le 15 février.
|
Fig.
15 : Chez Khrounitchev, le FGB s'apprête à
partir pour Baïkonour, 22 janvier 1998.
Le train spécial qui l'y emmènera et la « coiffe » de protection sont déjà prêts.
Crédit : Itar Tass. |
A la fin du mois d'avril 1998, il devient
évident que le Module de Service ne pourra pas
être lancé avant avril 1999. En conséquence,
Khrounitchev recommande de repousser le
lancement du FGB jusqu'en août ou novembre 1998,
afin d'éviter qu'il ne reste trop longtemps en
orbite seul avec le Node 1.
Au
mois de mai 1998, Khrounitchev annonce que les
essais du FGB sont terminés, et que celui-ci est
donc prêt à être lancé. Le 30 mai 1998,
lors d'un sommet au Centre Kennedy, les
dirigeants du programme fixent officiellement le
décollage au 20 novembre 1998.
En
mai 1998, Khrounitchev livre au Centre
d'Entraînement des Cosmonautes (TsPK) le
simulateur du FGB. Entre le 15 et le 20 novembre
1998, le TsPK recevra également la maquette
G77KM n°75311 qui servira aux entraînements dans
l'Hydrolab.

|
Fig.
16 : Le simulateur
du FGB en préparation chez Khrounitchev.
Source
:
Novosti Kosmonavtiki n°1998-6. |
Le
2 juin 1998, le module est officiellement
baptisé « Zaria » (Заря),
ce qui signifie
« aube » en Russe. Comme son lancement est
reporté, il faut le stocker et le conditionner
dans un container spécial du MIK-254.
Le FGB décolle finalement de Baïkonour au sommet
d'un lanceur
Proton
le
20 novembre 1998.
- HENDRICKX, B., From Mir-2 to the ISS Russian
Segment, publié dans The International Space
Station: From Imagination to Reality, British
Interplanetary Society, ISBN 0-9506597-6-2.
-
ZAK,
Anatoli, FGB Zarya, disponible sur le site
RussianSpaceWeb.com.
-
LANTRATOV, В космос — вместе..., Novosti
Kosmonavtiki n°1993-26.
-
LANTRATOV, Детали
контракта НАСА и РКА, Novosti Kosmonavtiki
n°1994-12/13.
-
SAVELIEVA,
Соглашение по ФГБ подписано, Novosti
Kosmonavtiki n°1995-3.
-
Zarya History,
sur le site de la NASA.
-
SOROKINE, V. , ФГБ
будет модифицирован, Novosti Kosmonavtiki n°1997-7.
-
SOROKINE, V. ,
Новости с русского сегмента, Novosti Kosmonavtiki n°1997-24.
-
MOKHOV, V., «Заря» готовится к старту, Novosti Kosmonavtiki n°1998-19.
Dernière mise à jour :
5 janvier 2011