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Pendant ce temps, les débats
concernant la nature du scaphandre sont toujours
très vifs. A la fin du mois d'août 1960, une réunion
a lieu à l'usine 918. Les personnes présentes sont
ALEKSEÏEV, FEOKTISTOV, GUENINE, GOLOVKINE, KOROLIOV,
SMIRNOV et VORONINE. Il est décidé que la
combinaison qui équipera le commandant du Vostok
sera capable de le protéger non seulement après
l'atterrissage, mais aussi lors d'une
dépressurisation ou d'une contamination de
l'atmosphère de la cabine. Le cahier des charges
précis pour ce nouveau scaphandre est signé en
septembre 1960. L'usine 918 commence alors le
développement du SK-1.
Le SK-1 est capable d'assurer la
survie du cosmonaute dans une cabine pressurisée, et
ce dans des conditions hygiéniques acceptables,
pendant 12 jours (un système d'évacuation des
déchets est intégré à la combinaison). En cas de
dépressurisation de la cabine, il peut également
fournir de l'air au cosmonaute pendant cinq heures
(il maintient une pression de 270-300hPa). Pour
cela, il est alimenté par les réserves du vaisseau.
En cas de dysfonctionnement de celles-ci, il est
aussi capable de fonctionner de manière totalement
indépendante. Ses réserves sont réparties dans le
siège éjectable et dans le module de descente.
Le SK-1 assure aussi la survie du
cosmonaute en cas d'éjection (jusqu'à 8km
d'altitude, et à une pression dynamique de 2 800kg/cm²) et pendant la descente en parachute. En cas
d'amerrissage, il peut maintenir le cosmonaute en
vie dans l'eau froide pendant 12 heures. Si le
cosmonaute a pu monter dans le canot de sauvetage,
ou plus simplement s'il a atterri normalement, le
SK-1 peut fonctionner jusqu'à 3 jours (à la
température de -15°C).
Le casque du SK-1 dispose d'une
visière qui se ferme automatiquement en cas de
dépressurisation. Lors du lancement, la visière doit
être fermée et les gants hermétiquement fixés. Une
fois en orbite, ces deux précautions ne sont plus
exigées. Le SK-1 est recouvert d'une couche en
kapron (matériau similaire au nylon) orange (cette
couleur facilite le repérage par des moyens
aéroportés).
Cette couche possède aussi des
flotteurs, qui sont gonflés par du dioxyde de
carbone contenu dans une petite bouteille, ainsi
qu'un pistolet, un couteau, une radio et un appareil
pour mesurer les radiations (Ce paquet de survie est
appelé le NAZ). Le scaphandre comprend également une
couche de protection thermique, afin de protéger le
cosmonaute dans le cas d'un retour par de très
basses températures. Sous son casque, le commandant
du Vostok dispose d'une sorte de bonnet comprenant
deux micros et deux écouteurs.
Le SK-1 a une masse totale de 23kg.
Il a été développé en moins de six mois, grâce à
l'expérience acquise avec les scaphandres V-3 et
S-10 notamment. En décembre 1960, huit exemplaires
du SK-1 avaient déjà été construits pour être
testés. |