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Le second élément clef du programme
Vikhod est le scaphandre. Lui aussi construit sous
la responsabilité de l'usine 918, il reçoit le nom
de Berkout (Aigle d'Or). Dans un souci évident de
gain de place, il est décidé de l'utiliser aussi
bien comme combinaison extravéhiculaire que comme
combinaison de sécurité en cas de dépressurisation
de la cabine.
Le
scaphandre Berkout est fait de quatre couches : la
première est en nylon, les deux suivantes sont en
feuilles de caoutchouc, et la dernière à nouveau en
nylon. De plus, le tout est recouvert d'un
revêtement d'isolation thermique.
Au départ, les ingénieurs de l'usine
918 prévoyaient de fixer la pression nominale
d'utilisation à 270 hPa, ce qui est assez faible,
dans le but de garantir une certaine souplesse de la
combinaison. Le cosmonaute pourrait augmenter la
pression jusqu'à 400 hPa s'il ressentait les
symptômes de la maladie des caissons. Mais
finalement, après plusieurs tests, c'est le
fonctionnement contraire qui a été retenu : la
pression nominale sera de 400 hPa, avec la
possibilité de la réduire à 270 hPa pendant un temps
relativement court.
Sur le Berkout, le casque et le
reste du scaphandre sont ventilés de manière
indépendante. Ce choix a été fait de manière à
rester le plus fidèle possible au scaphandre SK-1
qui équipait le vaisseau Vostok, et ainsi d'apporter
le minimum de modifications au système de
support-vie du vaisseau. En effet, les combinaisons
sont reliées à ce système, qui est capable d'assurer
la respiration d'un cosmonaute pendant trois heures
en cas de dépressurisation de la cabine. Il est
composé de deux modules, disposés de part et d'autre
de chaque siège.
Le Berkout dispose aussi de son
propre système de support-vie, embarqué dans le "sac
à dos". Celui-ci, construit par le SKB KDA, doit
être endossé par le cosmonaute avant la sortie dans
l'Espace. Il est fixé au scaphandre par un système
de suspension, et il renferme trois bouteilles
d'oxygène (2 litres chacune, à 22 MPa). Quand le
cosmonaute passe en mode autonome, c'est à dire
quand il coupe l'alimentation provenant des réserves
du vaisseau, l'oxygène est d'abord ventilé dans le
casque, puis dans le reste de la combinaison, et
enfin est évacué dans le vide par une valve. Le "sac
à dos" est capable d'assurer une respiration normale
pendant 45 minutes. Trois modes de fonctionnement
sont disponibles :
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Le mode nominal : 16 à 20 litres
d'oxygène par minute.
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Le mode "sas" : 25 à 30 litres
d'oxygène par minute.
-
Le mode d'urgence : plus de 30
litres d'oxygène par minute.
Le mode d'urgence est mis
automatiquement en marche quand la pression du
scaphandre chute en deçà de 240 hPa. En cas
d'extrême urgence, une petite réserve de secours est
également disponible dans le sas. L'oxygène de cette
réserve est envoyé au scaphandre par l'intermédiaire
d'un tuyau inclus dans le cordon ombilical qui relie
le cosmonaute au sas. Ce cordon mesure 7 m et
comprend également des câbles électriques de
communication. |