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Le TsKBM procède au lancement d'une nouvelle station orbitale militaire
Almaz en
juin 1976. Saliout-5 devrait voir quatre vaisseaux Soyouz lui rendre visite,
puis ce vaisseau sera abandonné au profit du TKS, plus gros et plus performant.
Le premier vaisseau à rejoindre la station est le fameux Soyouz de classe
11F615A8 que la NPO Energuia devait au TsKBM suite à l'« emprunt » d'un
11F615A9. Baptisé
Soyouz-21, il permet aux cosmonautes
VOLINOV et ZHOLOBOV de
passer un mois et demi en orbite. Le vol devait initialement durer plus
longtemps, mais les problèmes de santé de ZHOLOBOV ont contraint le TsUP à
rapatrier l'équipage plus tôt.

Fig. 65 : Décollage de Soyouz-21 à destination de Saliout-5.
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Outre cela, le vol a connu un grand nombre de problèmes. Le système d'amarrage
automatique Igla était défaillant, tout comme le système d'amarrage, qui a
faillit ne jamais s'ouvrir, empêchant le vaisseau de revenir sur Terre.
Ensuite, avant de reprendre l'exploitation de Saliout-5, les Soviétiques
réalisent ce qui sera la dernière mission « en solitaire » de Soyouz. Le
programme Apollo-Soyouz a en effet laissé deux vaisseaux non utilisés : les
7K-TM n°74 et n°76. Les éléments du second sont réutilisés pour d'autres
missions, mais il est décidé d'utiliser le premier pour mener à bien un vol
scientifique avec l'instrument allemand MKF-6.

Fig. 66 : Soyouz-22 en préparation à Baïkonour. On distingue bien
l'instrument MKF-6 au-dessus du module orbital.
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C'est ainsi que Soyouz-22, le 7K-TM n°74, s'envole en septembre 1976 avec les
cosmonautes
BIKOVSKI et AKSIONOV. La mission dure un peu moins de huit jours et
est couronnée de succès.
Ensuite, c'est Saliout-5 qui reprend le devant de la scène. Un nouvel équipage
est mis en orbite en octobre 1976 à bord du 7K-T n°65 dénommé Soyouz-23, mais
les problèmes de jeunesse du vaisseau refont leur apparition. Malgré de nombreux
efforts, ZOUDOV et ROZHDIESTVIENSKI ne parviendront jamais à s'amarrer à la
station spatiale.
Le TsUP ordonne aux cosmonautes de revenir sur Terre, mais ce n'est que là que
les problèmes sérieux commencent. Si la rentrée se passe correctement, des vents
extrêmement violents font dévier le vaisseau qui se pose au milieu du lac
Tenghiz (Kazakhstan), dans une eau gelée. Soyouz-23 est passé à deux doigts de
couler, mais les équipes de récupération parviennent finalement à sauver
l'équipage.

Un mois après cet incident, la NPO Energuia lance Cosmos 869, le troisième
11F732,
qui effectue un programme d'essais durant près de trois semaines. Ensuite, le
7K-T n°66, sous la dénomination Soyouz-24, emmène
GORBATKO et GLAZKOV sur
Saliout-5 pour une mission de trois semaines. Une fois encore, le système
d'amarrage automatique ne fonctionne pas et le commandant doit effectuer la
jonction en manuel.
Une dernière mission vers Saliout-5 est prévue avec le 7K-T n°67, mais compte
tenu des délais de construction et de validation de celui-ci, elle est annulée.
La dernière station orbitale militaire de l'Histoire finit par rentrer dans
l'atmosphère. Une nouvelle ère des vols spatiaux habités est sur le point de
s'ouvrir en Union soviétique.
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