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Le 27 novembre, DE WINNE, ROMANENKO et THIRSK répètent les opérations de retour dans leur
vaisseau Soyouz TMA-15, et allument le moteur de freinage à 08h35 GMT pour en
vérifier le bon fonctionnement. Au début de la répétition, le panneau de
contrôle Neptune n'affichait aucune indication. Les cosmonautes l'ont redémarré,
et tout est rentré dans l'ordre.
ROMANENKO et SOURAÏEV finissent de charger le BO avec du
matériel inutilisé et des ordures le 29 novembre. Finalement, le lendemain, les
cosmonautes se disent au revoir. Soyouz TMA-15 se sépare du module
Zaria le
1er décembre 2009 à 03h55'59" GMT.

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Fig.
2 : ROMANENKO et DE WINNE embarquent
à bord de Soyouz TMA-15, 1er décembre
2009. |
Le moteur de freinage est allumé à 06h26'02" GMT pendant 259,9s,
et le compartiment de descente (SA) touche le sol à 07h16 GMT. L'atterrissage a
lieu dans de mauvaises conditions météo (températures négatives et plafond
nuageux très bas), et les hélicoptères de recherche n'ont pas pu décoller.
A leur place, deux avions gardent le contact radio avec
l'équipage, et les équipes de récupération parviennent au site d'atterrissage en
véhicules tout-terrains. C'est à leur bord que les cosmonautes sont ensuite
emmenés à Arkalik, où ils participent à la traditionnelle cérémonie de
bienvenue.
Ensuite, ils embarquent à bord d'hélicoptères en direction de
Koustanaï, où ils montent dans un Tu-154 qui les ramène à l'aéroport de Tchkalovski, près
du TsPK.
Sur la station, WILLIAMS et SOURAÏEV se retrouvent tout seuls.
C'est la première fois que la station n'est occupée que par deux cosmonautes
depuis juillet 2006. Ils vont bientôt être rejoints par Oleg KOTOV, Timothy
CREAMER et Soichi NOGUCHI, qui s'apprêtent à décoller à bord du vaisseau Soyouz
TMA-17.

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Fig.
3 : WILLIAMS et SOURAÏEV, 13 décembre
2009. |
Le 1er décembre, pendant la séparation de Soyouz TMA-15, le
centre de Houston s'aperçoit que le BGA 2A, le système qui permet la rotation de
l'aile solaire n°2A, ne fonctionne plus et reste bloqué en position 81,5°. Les
ingénieurs bloquent volontairement le SARJ bâbord à 15° pour ne pas que l'aile
immobile ne fasse trop d'ombre aux autres. En attendant de trouver une solution,
c'est l'aile solaire en face de la défectueuse, la n°3A, qui fournira la
puissance manquante.
Le 8 décembre 2009, à 00h16 GMT, le compartiment des
instruments (PAO) du vaisseau
Progress M-MIM2, qui avait amené le
nouveau module
MIM-2 « Poïsk », se sépare de ce dernier.

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Fig.
4 : Le PAO de Progress M-MIM2 s'éloigne de la
station, 8 décembre
2009. |
Ce même jour, les ingénieurs américains
parviennent à débloquer le verrou n°2 du BGA 2A, et la situation revient donc à
la normale. Le problème venait du fait que l'un des composants n'avait pas été
chauffé suffisamment.
Le 14 décembre, SOURAÏEV installe un ensemble batterie usagé
(Bloc 800A) à
la place de droite du vaisseau Soyouz TMA-16. Cette place restera en effet
inoccupée lors du retour du vaisseau, qui ne ramènera que WILLIAMS et SOURAÏEV.
Sur ordre de Houston, les moteurs russes sont allumés le 18
décembre 2009 à cinq reprises (la première à 14h48 GMT) séparées de 200s
chacune pour les besoins d'un essai DTF (Dedicated Thruster Firing).
Suite au problème qu'a connu le BGA 2A, le panneau solaire 2A
est resté à l'ombre pendant une grande période, et il est possible que cela ait
causé des problèmes de flambage. L'essai DTF a excité mécaniquement le panneau,
et sa réponse fréquentielle a été mesurée par plusieurs capteurs. Cela permettra
aux ingénieurs d'identifier d'éventuels changements de structure.
Pendant ce temps, à Baïkonour, les préparatifs pour le lancement
de Soyouz TMA-17 se déroulent normalement.
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