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La navette spatiale américaine Endeavour STS-127 (vol 2J/A) décolle finalement lors de sa
sixième tentative le 15 juillet 2009 à 22h03 GMT.
L'équipage est
constitué du commandant Mark POLANSKY, du pilote Doug HURLEY et des spécialistes
de mission David WOLF, Christopher CASSIDY, Julie PAYETTE (Canada), Tom
MARSHBURN et Timothy KOPRA. Ce dernier restera à bord de la station en
remplacement de Koichi WAKATA.

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Fig. 19 : Décollage d'Endeavour
STS-127, 15 juillet 2009. |
L'objectif principal de la mission d'Endeavour est d'ajouter le dernier
élément du module japonais Kibo : la plate-forme EF (Exposed Facility). Les
astronautes apportent également une plate-forme
ICC-VLD
chargée d'une grosse quantité de matériel de rechange qui
permettront à la station de parer à de nombreuses pannes après le retrait des
navettes, en 2011.
Le 16 juillet, BARRATT assiste le JSC dans l'opération de pressurisation du
PMA-2, auquel Endeavour va s'amarrer. La jonction a lieu le 17 juillet 2009
à 17h47 GMT. Lors de sa phase finale d'approche, la navette a réalisé la manœuvre
de RPM qui a permis à PADALKA et BARRATT de photographier sa protection
thermique.

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Fig. 20 : Endeavour amarrée au PMA-2,
18 juillet 2009.
De gauche à droite, les modules Kibo, Harmony et Destiny. |
Peu après l'ouverture des écoutilles, Timothy KOPRA installe sa couchette
Kazbek-UM dans le vaisseau Soyouz TMA-14, à la place de celle de WAKATA. Il est
donc maintenant officiellement membre de l'équipage MKS-20.
Le 18 juillet, à 15h05 GMT, le bras Canadarm2 saisit la JEM-EF dans la soute,
en vue de sa prochaine extraction. Les astronautes David WOLF et Timothy KOPRA
commencent la première sortie dans l'Espace le 18 juillet 2009 à 16h19
GMT.
Dès le début, les deux hommes se séparent. KOPRA se dirige vers la soute
d'Endeavour afin de travailler sur la JEM-EF. Il doit ôter des protections
thermiques sur la partie passive de la pièce d'amarrage EFBM, afin de permettre
la liaison. Pendant ce temps, WOLF réalise la même opération sur la partie
active de l'EFBM, qui se trouve sur le module pressurisé du laboratoire Kibo
(JPM).
Chaque protection thermique est retenue par quatre attaches. KOPRA les
démonte et stocke la protection. WOLF les démonte, mais il jette la protection
dans le vide. Ces protections étaient nécessaires pour isoler thermiquement les
mécanismes d'amarrage, mais ils doivent être enlevés pour permettre la liaison.
Quand il a terminé, KOPRA démonte des câbles LTA (Launch to Activation)
qui relient la JEM-EF à la soute de la navette. Ces câbles étaient nécessaires
durant les premiers jours de la mission pour fournir de l'électricité à la
plate-forme japonaise, sans laquelle elle n'aurait pas pu réguler sa
température. Après cela, il va enlever d'autres câbles LTA qui relient la soute
à la plate-forme
ICC-VLD, qui sera déplacée plus tard dans la mission.
WOLF, quant à lui, est toujours sur le JPM. Il déplace deux attaches qui
étaient dans le champ de vision de l'une des caméras qui permettent de manœuvrer
le bras robotisé JEMRMS.
Le Canadarm2 soulève la JEM-EF à 17h59 GMT et la passe au bras de la navette
à 18h30 GMT.
Pendant le transfert, WOLF va sur le P1 pour retirer quatre boulons retenant
le réservoir d'ammoniac ATA (Ammonia Tank Assembly) qui sera
ultérieurement ramené sur Terre. Dans la soute, KOPRA enlève la protection
thermique de l'expérience MAXI (Monitor of All-sky X-ray Image),
qui se trouve sur l'ICC-VLD.

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Fig. 21 : Tim KOPRA travaille dans la
soute sur l'expérience MAXI.
En arrière plan, Canadarm2 (à gauche) transmet la JEM-EF au RMS. 18 juillet
2009. |
Ensuite, KOPRA monte sur le module Harmony (au-dessus), puis sur Unity
(bâbord). Il enlève les protections thermiques sur les hublots du CBCS (Centerline
Berthing Camera System). En effet, ces pièces d'amarrage seront bientôt
utilisées et les systèmes d'amarrage doivent donc être opérationnels. Unity va
recevoir le
PMA-3 et Harmony est le point d'attache de secours du vaisseau HTV.
WOLF travaille sur le chariot CETA1, qui se trouve à bâbord, sur le P1. Il
enlève un cale-pieds et d'autres dispositifs qui pourraient gêner la rotation du
SARJ.
Les deux astronautes se rejoignent ensuite sur le P3 pour travailler sur la
structure UCCAS du dessous. Lors de la précédente mission de la navette,
STS-119,
il n'avait pas été possible de la déployer complètement.

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Fig. 22 : Schéma de l'UCCAS. |
Cette fois, WOLF et KOPRA y parviennent. En revanche, pour des raisons
d'emploi du temps, le déploiement du PAS, une autre structure quasiment
identique à l'UCCAS, est reporté.
Pendant ce temps, le ballet des bras robotisés continue. La JEM-EF est
toujours aux main du RMS d'Endeavour, et le Canadarm2 quitte le module Harmony
où il était précédemment attaché pour aller s'accrocher à la MBS (PDGF3).
Celle-ci se déplace alors jusqu'à l'emplacement WS6. De là, le Canadarm2 reprend
la JEM-EF.

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Fig. 23 : La JEM-EF tenue par le RMS
d'Endeavour.
A droite, le Canadarm2, fixé à la MBS, se tient prêt à le saisir à nouveau. 18
juillet 2009. |
WOLF et KOPRA n'attendent pas la fin de la capture pour rentrer dans le sas
de Quest, et la sortie se termine à 21h51 GMT. La JEM-EF est rattachée avec
succès au JPM à 23h29 GMT.
Le lendemain, 19 juillet, à 13h47 GMT, le bras d'Endeavour capture l'ICC-VLD
dans la soute et reste dans une position d'attente. L'ICC-VLD est une
plate-forme de stockage d'éléments qui sera déchargée
lors de la prochaine sortie dans l'Espace, puis chargée de matériel usagé et
ramenée sur Terre.

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Fig. 24 : L'ICC-VLD au bout du bras
RMS, 19
juillet 2009.
Au premier plan : la JEM-EF fraîchement installée au bout du JPM. |
Elle a une masse totale au lancement de 3 778kg. Il contient six
batteries de rechange pour le P6, l'antenne SGANT, le système de pompe PMA et le
système de motorisation LDU.
Durant ces opérations, les toilettes américaines de la station sont tombées en
panne. C'est un réel problème, car les treize personnes présentes à bord n'ont
plus que les toilettes de Zvezda. Celles de la navette ne peuvent en effet être
utilisées, car les déchets qu'elles éjecteraient iraient droit sur la
plate-forme JEM-EF nouvellement installée.

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Fig. 25 : Schéma des deux faces de
l'ICC-VLD dans la configuration de lancement.
Il héberge les six batteries du P6, l'antenne SGANT et les systèmes PMA et LDU. |
Le bras Canadarm2 de la station saisit l'ICC-VLD et le dépose sur la MBS
(attache POA, Payload and Orbit Replaceable Unit Accommodation), près de la
plate-forme
ESP-3, qui est installée sur le segment P3, du côté bâbord de l'ITS.
Le problème avec les toilettes est réglé peu de temps après.
WOLF et MARSHBURN commencent la deuxième sortie dans l'Espace de STS-127 le
20 juillet 2009 à 15h27 GMT. MARSHBURN va sur la plate-forme
ESP-2 (près
du sas) chercher une poignée qu'il attache sur le réservoir d'azote ATA du
segment P1. Les astronautes de la prochaine mission,
STS-128, devront démonter
ce réservoir, et la poignée leur sera d'une grande aide.

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Fig. 26 : David WOLF lors de la
deuxième sortie, 20 juillet 2009. |
Pendant ce temps, WOLF part attacher un cale-pieds APFR sur l'extrémité du
bras Canadarm2. Cela lui permet de se fixer sur le bras, qui l'emmène vers
l'ICC-VLD. Là, il commence par récupérer l'antenne SGANT (Space-to-Ground
ANTenna) de rechange. La SGANT est fixée sur le Z1, elle sert à relayer les
communications en bande Ku entre la station et les satellites relai TDRS.

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Fig. 27 : David WOLF au bout du
Canadarm2.
Il tient la SGANT et s'approche de l'ESP-3. 20 juillet 2009. |
Pendant que WOLF attache l'antenne sur l'ESP-3, MARSHBURN
commence à dévisser les boulons qui maintiennent les deux autres dispositifs.
Quand WOLF à terminé avec la SGANT, il revient chercher le système PMA (Pump
Module Assembly) de rechange.

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Fig. 28 : WOLF installe le PMA sur
l'ESP-3, 20 juillet 2009. |
Il s'agit d'un ensemble de pompes qui permettent de faire circuler l'ammoniac
dans les canalisations du système de régulation thermique ATCS (Active
Thermal Control System). WOLF et MARSHBURN vont installer le PMA sur l'ESP-3
et reviennent cherche le LDU (Linear Drive Unit).
C'est le système qui permet au MT de se déplacer le long du rail qui relie le
S3 au P3. WOLF et MARSHBURN fixent le LDU de rechange sur l'ESP-3. Ensuite, WOLF
démonte l'APFR du Canadarm2 et MARSHBURN fixent des protection thermiques sur
des câbles du système SSPTS, qui permet de transférer de la puissance électrique
de la station vers la navette.

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Fig. 29 : WOLF s'apprête à saisir le
LDU sur l'ICC-VLD, 20 juillet 2009. |
Il n'a le temps d'installer que deux des quatre protections, et ensuite les
deux astronautes rentrent dans le sas du module Quest. La sortie se termine à
22h20 GMT, elle a duré 6h53.
Le 21 juillet 2009, à 12h33 GMT, le bras de la navette saisit la plate-forme
japonaise JLE (Japanese Logistics Module - Exposed Section) dans la soute
et la passe au bras Canadarm2, qui la fixe ensuite sur la JEF à 14h03 GMT.

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Fig. 30 : Le Canadarm2 s'apprête à
installer la JLE sur la JEF, 21 juillet 2009. |
Plus tard, à 15h53 GMT, le Canadarm2 récupère l'ICC-VLD et reste dans une
position d'attente.
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