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Au cours des jours qui suivent le départ de la
navette américaine, Thomas REITER passe plusieurs
heures à se familiariser avec les systèmes de la
station. Le 19 juillet, le système Elektron est
activé au bout de trois tentatives. Le lendemain,
les trois cosmonautes réalisent un exercice de
réponse à une dépressurisation. Le même jour, Angela MERKEL, Chancelière d'Allemagne, communique
avec le colonel REITER vingt minutes durant.
Le 21 juillet, dans le module Destiny, WILLIAMS
et VINOGRADOV s'attèlent à l'installation d'une des
principales cargaison apportée par Discovery : l'OGS
(Oxygen Generator System). Cet équipement,
construit par le Centre Spatial Marshall, utilise de
l'eau pour produire de l'oxygène respirable. Il est
capable à lui tout seul de satisfaire un équipage de
six personnes et pèse la bagatelle de 660 kg.
Le 24 juillet, VINOGRADOV et REITER consacrent
plusieurs heures au déchargement de
Progress M-57. Pendant ce temps, WILLIAMS recharge les
batteries des scaphandres EMU qui ont été utilisés
par les astronautes de Discovery.
Plus tard dans la journée, REITER et WILLIAMS
revoient les procédures de sortie dans l'Espace en
vue de celle qu'ils doivent effectuer le 3 août
prochain. Le lendemain, 25 juillet, le commandant
passe encore plus de deux heures à décharger
Progress M-56, qui est, rappelons-le, toujours
amarré au module Zvezda.

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Fig.
16 : Thomas REITER essaye son scaphandre et sa
couchette. |
Le 26 juillet, les trois cosmonautes enfilent
leurs scaphandres Sokol-KV-2 et essayent leurs
couchettes Kazbek-UM dans le vaisseau Soyouz TMA-8.
La couchette de REITER a été apportée par la navette
Discovery.
A 04h58 GMT, les moteurs de
Progress M-56
sont
allumés pendant 184,5s afin de rehausser l'orbite
de la station de 1,31km en vue de l'arrivée de la
navette spatiale américaine Atlantis. 56 kg d'ergols
sont consommés.
Le 27 juillet, VINOGRADOV et REITER passent trois
heures à démonter le système
Kours-A du
Progress M-56. L'appareil sera stocké dans le module Zaria et
ramené sur Terre par la navette Atlantis pour être
réutilisé. Le 3 août 2006, les colonels WILLIAMS et
REITER se préparent pour leur sortie dans l'Espace.
L'astronaute américain porte la combinaison EMU
n°3008 avec des bandes rouges sur les cuisses pour
le reconnaître, et le cosmonaute allemand la EMU
n°3015.Le sas du module Quest commence à être
dépressurisé à 13h50 GMT, et l'écoutille est ouverte
à 13h54 GMT. Les deux hommes rencontrent quelques
difficultés pour effectuer cette opération, et ils
ne branchent leurs batteries autonomes qu'à 14h04
GMT, heure officielle du début de la sortie. Ils
quittent Quest à 14h25 GMT, WILLIAMS en tête.
La première tâche au programme des cosmonautes
est l'installation de la FPMU (Floating Potential
Measuring Unit) sur la poutre S1. Il s'agit d'un
appareil destiné à mesurer le potentiel
électrostatique de la structure de la station.

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Fig.
17 : Emplacement de la FPMU sur la poutre S1. |
Une fois terminé, WILLIAMS et REITER
retournent au module Quest pour y chercher les
équipements nécessaires à leurs prochaines
activités. Ils installent sur l'extérieur du module
deux expériences MISSE (3 et 4). Ces instruments se
présentent sous la forme de petites palettes
présentant au vide cosmique un certain nombre de
matériaux. L'objectif est d'observer leur réaction à
leur exposition à l'environnement spatial.
Ensuite, les cosmonautes retournent
sur la poutre S1. WILLIAMS s'atèle à remplacer un
RJMC (Rotary Joint Motor Controller), tandis
que REITER est occupé à remplacer un ordinateur MDM
(Multiplexer/Demultiplexer). Ces deux
équipements sont montés sur le radiateur de la
poutre. Le MDM est installé en prévision de son
utilisation lors du
déploiement de deux grands
radiateurs lors de la mission d'assemblage n°10A
(vol
STS-120 de la navette américaine).
A la fin de ces travaux, les
cosmonautes ont pris une heure et demie d'avance sur
leur emploi du temps. Ils en profitent pour réaliser
une tâche non prioritaire : l'installation d'un
projecteur sur un CETA, destiné à aider les
astronautes en sortie lors des passages dans la nuit
orbitale. Ils essayent également une caméra
infrarouge et évaluent sa capacité à déceler des
fissures dans la protection thermique des navettes
spatiales.

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Fig.
18 : Jeffrey WILLIAMS près du module Quest. |
Après cela, WILLIAMS commence à
ranger des affaires dans le module Quest. Pendant ce
temps, REITER installe une NPV (Non-Propulsive
Valve) sur un conduit du module Destiny donnant
sur le vide.
Les deux hommes ont prit tellement
d'avance sur l'emploi du temps que le centre de
Houston leur confie une tâche qui n'avait pas du
tout été prévue : aller derrière la poutre S0 pour
travailler sur un circuit électrique. C'est WILLIAMS
qui s'en charge, et quand il arrive derrière la S0
il s'exclame "Je n'étais jamais venu ici avant !". La Capcom à Houston lui répond alors "Je ne pense pas
que quelqu'un soit déjà venu ici avant..."
Après avoir effectué tout ce
travail, WILLIAMS et REITER retournent au module
Quest. Ils referment l'écoutille à 19h50 GMT et
commencent à repressuriser le sas à 19h58 GMT. La
sortie aura duré 5h54 et est un énorme succès !
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