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Exactement deux semaines après leur arrivée sur Mir,
MANAKOV et STREKALOV reçoivent leur premier vaisseau
de ravitaillement : Progress M-4. Lancé de Baïkonour
le 15 août 1990, il s'amarre au port frontal de la
station le 17 août 1990 à 05h26 GMT. Ce
vaisseau apporte sur Mir des câbles électriques et
du matériel de télévision qui seront utilisés par le
Japonais Toyohiro AKIYAMA lors de sa brève visite en
décembre prochain. Le 28 août 1990, les
cosmonautes intègrent le système d'orientation du
module Kristal, arrivé récemment, à l'ordinateur
central de Mir. Le surlendemain, le 30 août, ils
réalisent un important exercice visant à répéter les
procédures a suivre en cas d'accident majeur à bord
de la station, qui est maintenant beaucoup plus
grande et complexe que ce qu'on connaissait par le
passé. MANAKOV et STREKALOV fixent sur la pièce
d'amarrage de Progress M-4 une expérience sur les
plasmas. Le vaisseau quitte le port frontal le 17
septembre 1990 et vole en formation avec Mir durant
trois jours. Pendant tout ce temps, le dispositif
libère un plasma dans le vide spatial que les
cosmonautes peuvent observer, filmer et
photographier. Un nouveau vaisseau de
ravitaillement, Progress M-5, est lancé de Baïkonour
le 17 septembre 1990 et s'amarre au port frontal le
29 septembre 1990 à 12h27 GMT. Il apporte sur
Mir des équipements supplémentaires pour la future
mission japonaise, mais la grande nouveauté réside
dans la capsule récupérable Radouga.

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Fig.
3 : Schéma d'une capsule Radouga. |
Placée dans le collier d'amarrage d'un vaisseau
Progress M avant que celui-ci ne quitte la station,
elle est capable de ramener sur Terre une cargaison
de 150 kg. Mais comme, en contrepartie, elle
alourdit considérablement les vaisseaux à l'aller,
il a été décidé que seul un sur trois ou quatre en
serait équipé. Les moteurs de Soyouz TM-10 sont
utilisés le 1er octobre 1990 pour rehausser l'orbite
de Mir, qui est maintenant à l'altitude moyenne de
397 km. |