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Le module Kvant-2 est finalement lancé du
cosmodrome de
Baïkonour le 26 novembre 1989 au sommet d'une
fusée Proton-K. La mise en orbite se déroule
convenablement, mais l'un des deux panneaux solaires
refuse de se déployer.
Le problème est finalement réglé grâce à
l'ingéniosité du personnel du TsUP, et les
cosmonautes de Mir se préparent à l'arrivée de leur
nouveau module. Le 1er décembre 1989, le vaisseau
Progress M-1 quitte le port avant de la station afin
de faire de la place.
Dès le lendemain, le 2 décembre 1989, Kvant-2
(77KSD) arrive en vue de Mir. Par mesure de sécurité,
VIKTORENKO et SEREBROV s'installent dans leur
vaisseau Soyouz TM-8 durant toute la phase
d'approche. Ils seront ainsi prêts à évacuer si
collision il devait y avoir. Alors que le module
n'est plus qu'à 20 mètres de la station, son système
d'amarrage automatique Kours détecte une vitesse
d'approche trop élevée et déclenche l'annulation de
la manœuvre. De plus, sur Mir, l'ordinateur central
Argon-16B a commandé l'arrêt des gyroscopes du
module Kvant qui sont en charge de l'orientation du
complexe.
Au TsUP, les ingénieurs s'affairent pour mettre
au point une nouvelle procédure d'approche afin
d'éviter que ces problèmes ne se reproduisent. Une
seconde tentative est effectuée quatre jours plus
tard, le 6 décembre. Cette fois, le contrôle de
l'orientation est confiée aux moteurs de Soyouz TM-8
et devrait donc être plus fiable. Kvant-2 effectue
son approche sans aucun problème, guidé par son
système Kours. Il s'amarre à Mir le 6 décembre
1989 à 12h21 GMT.

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Fig.
5 : Schéma de la station Mir au 6 décembre 1989.
Kvant-2 est dans l'axe longitudinal. |
Deux jours plus tard, le 8 décembre 1989, le
petit bras manipulateur Liapa du nouveau module
s'agrippe au nœud de jonction et fait ainsi pivoter
Kvant-2 de 90°. Le transfert dure un peu moins d'une
heure et donne à Mir une configuration asymétrique
en L. Cette situation n'est pas souhaitable car elle
déplace considérablement le centre de gravité de la
station et rend son contrôle beaucoup plus
difficile. Elle est toutefois inévitable, car le
port frontal doit être laissé libre pour recevoir
les vaisseaux Progress et Soyouz.

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Fig.
6 : Schéma de la station Mir au 8 décembre 1989,
après le déplacement de Kvant-2. |
Outre de nouveaux instruments scientifiques,
Kvant-2 apporte avec lui deux scaphandres Orlan-DMA,
le fameux UPMK (l'unité mobile pour cosmonautes) et
un nouvel ordinateur central, dénommé Saliout-5B.
Celui-ci est destiné à remplacer le
système Argon-16B dans le module de base. Toutefois,
il ne sera
pas immédiatement installé car les Soviétiques disposent encore d'un vaisseau Progress de la
première série (Progress-42) qui
n'est compatible qu'avec Argon-16B. Il
faudra donc son amarrage au mois de mai pour
utiliser Saliout-5B.
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