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Une fois les opérations liées à l'amarrage de
Progress-26 terminées, KIZIM et SOLOVIOV commencent
à se préparer à quitter Mir et à rejoindre Saliout-7. Ils chargent dans le vaisseau Soyouz T-15 leurs
effets personnels ainsi que certaines expériences
végétales. A ce moment, les deux stations sont
distantes d'environ 4 100 km. La stratégie du TsUP
est efficace : les ingénieurs décident en effet de
rapprocher au maximum Mir de Saliout-7, afin
d'économiser le carburant de Soyouz. On peut dire,
pour caricaturer, que Mir "emmène" Soyouz jusqu'à
Saliout-7...
Ainsi, le 4 mai 1986, l'orbite de Mir est
abaissée de 13 km au moyen des moteurs de
Progress-26. Les deux stations ne sont alors séparées que de
2 000 km. Le lendemain, KIZIM et SOLOVIOV enfilent
leurs combinaisons Sokol-KV-2 et embarquent à bord
de Soyouz T-15. Ils se séparent de Mir le 5 mai 1986
à 16h57 GMT.
Pendant ce temps, Mir continue à se
rapprocher de Saliout, et Soyouz n'a finalement que
125 km à parcourir pour arriver à destination.
L'amarrage au port arrière de Saliout-7 a lieu le
6
mai 1986 à 17h58 GMT, en mode manuel. Le voyage aura
duré un peu plus de 25 heures et une minute et
n'aura nécessité que 12 kg d'ergols. Environ cinq
heures après l'amarrage, Mir passe à environ 25 km
de Saliout-7.
KIZIM et SOLOVIOV pénètrent dans la station
Saliout-7, qui est inhabitée depuis le 21 novembre
1985, après l'évacuation due à la maladie de
VASSIOUTINE. Selon certaines sources, les deux
nouveaux occupants ont poursuivi les observations
militaires sur depuis le module Cosmos 1686 que
l'équipage précédent avait entamées. Cependant, les
documents soviétiques restent très flous sur ce
sujet et l'on ne sait pas exactement si ces
observations ont eu lieu.
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