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La discipline qu'on appelle la
radiolocalisation permet à un utilisateur situé sur
la surface terrestre, dans le ciel ou même dans
l'Espace de connaître précisément sa position. Deux
types de systèmes existent :
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Les systèmes à trajet ascendant :
une balise au sol envoie un signal à un réseau
de satellites qui déterminent la position de
l'émetteur. L'une des principales applications
de ce type de systèmes est la localisation de
navires en détresse (système international
Cospas-Sarsat).
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Les systèmes à trajet descendant :
ici, ce sont les satellites qui constituent la
partie active. Ils émettent en permanence un
ensemble d'informations sur leur propre
position, ce qui permet à un récepteur au sol de
déduire la sienne.
A la fin des années 1950, les
militaires américains ont très vite perçu l'enjeu
que pouvaient constituer les systèmes de
localisation à trajet descendant. Les troupes au
sol, les avions, et même les missiles pourraient en
effet en tirer un énorme bénéfice. D'autres
applications civiles, comme la géodésie, pourraient
également y trouver des avantages succincts. Ainsi,
en avril 1960, la Marine américaine lance un premier
satellite de type Transit, destiné à guider les
missiles balistiques de ses sous-marins.
L'Union soviétique met plus de temps
à réaliser l'importance de la radiolocalisation,
mais conçoit tout de même un système similaire au
Transit américain. Le premier satellite Tsiklone est
lancé en novembre 1967 sous le nom de Cosmos 192.
Ensuite, en 1973, les satellites Zaliv plus
performants prennent le relais. Ils sont suivis des
engins de type Parouss (à partir de 1974) et Tsikada
(à partir de 1976).
Mais dès 1973, le Ministère de la
Défense des Etats-Unis démarre des études sur un
programme de nouvelle génération : le GPS (Global
Positioning System, système mondial de
positionnement). Comme son nom l'indique ce nouveau
réseau a vocation à s'étendre au monde entier; de
plus il vise une précision jamais atteinte avec les
satellites Transit. L'URSS, une fois de plus, prend
du retard sur les Américains et ne décide d'un
programme de seconde génération équivalent au GPS
qu'en 1976. Ce programme reçoit le nom de GLONASS (GLObalnaïa
NAvigatsionaïa Spoutnikovaïa Sistema, Système
mondial de navigation par satellite). |