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Conçus
à la fin des années 1960, les satellites
Ionosfernaïa Laboratoria (« laboratoire
ionosphérique ») étaient chargés
d'étudier la ionosphère, cette partie de la
haute atmosphère située entre
500km et 2 000km qui est parcourue par des gaz
ionisés.
Construits par l'OKB Rechetniev
(aujourd'hui ISS Rechetniev), les satellites avaient une
masse de 800kg et étaient dessinés sur le modèle
d'une plate-forme KAUR-1. C'est à dire qu'ils
étaient constitués principalement d'un corps
cylindrique de 3m de longueur et de 2m de diamètre.
Le cylindre était recouvert de
cellules photovoltaïques et de radiateurs, afin
d'assurer la fourniture de puissance électrique et
l'évacuation de l'énergie thermique. L'orientation
n'était réalisée qu'autour d'un seul axe au moyen
d'un système passif basé sur le gradient de
gravité.
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Fig.
1-2-3-4 : Maquettes de satellite Ionosfernaïa. |
La mise en orbite se faisait au moyen de
lanceurs de type
Cosmos-3M (11K65M) vers des orbites
980km x 1 000km x 74°. Deux exemplaires furent
construits, mais malheureusement le premier
a été
perdu au décollage. Le second, quant à lui, est
devenu
Cosmos 381.
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La charge utile scientifique
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L'instrument principal des
satellites Ionosfernaïa Laboratoria était une sonde
ionosphérique à impulsions. Un signal était envoyé
« verticalement »
dans la ionosphère. L'émission
intervenait chaque minute et durait une seconde. La
fréquence du signal était comprise entre 2MHz et
13,4MHz. Des stations de réception étaient
disposées sur tout le territoire soviétique.
L'analyse des signaux reçus a permis de récolter de
nombreuses informations sur la concentration en
électrons des couches supérieures de l'atmosphère.

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Fig.
5 : Schéma d'un satellite Ionosfernaïa.
Crédit : ISS Rechetniev. |
D'autres instruments permettaient
d'étudier l'intensité des rayonnements solaires
ultraviolets (dans des longueurs d'ondes allant de 3
à 1 500 Ångström), les rayons cosmiques et les
radiations.
Les données étaient d'abord
enregistrées sur bandes magnétiques, puis elles
étaient envoyées au sol par télémétrie quand le
satellite entrait dans une zone de visibilité.
Le site de
Gunter KREBS
Le site de
Mark WADE Le site de
Roskosmos L'ouvrage collectif Kosmonavtika SSSR Le site
http://epizodsspace.testpilot.ru
Dernière mise
à jour : 2 octobre 2010 |