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Situation
actuelle :
Commandant du Centre d'Entraînement des
Cosmonautes
Date et lieu de naissance :
27 août 1958, Saint-Pétersbourg, Russie
Nationalité :
Russe
Situation familiale :
Marié à Elena TEREKHINA
Un enfant (Olga, 1990)
Profession :
Ingénieur
Sélection :
2 septembre 1985, 8ème groupe de la
RKK Energuia
Temps total passé dans l'espace :
803 jours 9 heures 41 minutes (en six vols)
Temps total passé en sorties dans
l'Espace :
41 heures 26 minutes (en huit sorties)
Commentaire :
Sergueï KRIKALIOV détient le record mondial du
temps cumulé dans l'Espace
Sergueï KRIKALIOV est né à Leningrad
en 1958, moins d'un an après le vol historique du
premier satellite de la Terre. Son père Konstantin
est ingénieur, et sa mère Nadiezhda travaille dans
une école primaire. Alors qu'il va à l'école n°77,
il pense déjà à son avenir.
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Je me rappelle que je voulais devenir
pilote de course, pilote d'avion,
cosmonaute, et beaucoup d'autres choses.
Mais aviateur et cosmonaute étaient
sûrement mes deux principaux objectifs.
Interview NASA réalisée en 2000 |
Il obtient l'équivalent du
baccalauréat en 1975, et il doit faire un choix
important. En Union soviétique, il existe deux
parcours pour devenir cosmonaute : pilote de chasse
ou ingénieur dans le secteur spatial. Sergueï
KRIKALIOV pense que le mieux est de mélanger les
deux méthodes.
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Je devais prendre une décision : devenir
un pilote professionnel et, à côté,
obtenir une qualification en ingénierie,
ou bien devenir un ingénieur et essayer
d'apprendre le pilotage en dehors du
travail (...).
J'ai décidé que j'aurais plus de liberté
dans mes choix si j'allais à
l'université technique pour obtenir un
diplôme d'ingénieur en aéronautique, et
qu'à côté je devenais pilote. C'est donc
ce que j'ai fais. Le choix était
difficile car je savais à ce moment que
la probabilité de devenir cosmonaute
était très faible.
J'ai découvert que l'une des universités
techniques de Saint-Pétersbourg, où j'ai
grandi, avait une filière aéronautique,
c'est donc vers elle que je me suis
tourné. Parallèlement, j'ai décidé de
commencer à voler dans un aéroclub afin
d'apprendre le pilotage.
Interview NASA réalisée en 2005 |
En 1975, KRIKALIOV entre donc à
l'Université Technique Nationale de la Baltique (BGTU),
mieux connu sous le nom de
Voïenmekh.
Quelques mois plus tôt, un ancien élève de cette
université, Gueorgui GRETCHKO, lui-même devenu
cosmonaute, a réalisé son
premier vol spatial.
A côté des cours, il vole régulièrement avec le
DOSAAF (l'aéroclub national d'URSS).

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Fig.
1 : Le Voïenmekh, dans la rue Piervaïa
Krasnoarmeïskaïa de Saint-Pétersbourg. |
A partir de septembre 1980, il doit
réaliser son stage de fin d'études pour valider son
diplôme d'ingénieur. Il a l'opportunité de choisir
la NPO Energuia, la célèbre entreprise héritière de
KOROLIOV qui développe les vaisseaux
Soyouz et
les stations orbitales
DOS.
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J'ai eu la chance de pouvoir
sélectionner où j'allais travailler, et
j'ai demandé à être affecté à Energuia.
Cela demandait que je quitte ma ville
natale, mes amis et ma famille, et que
j'aille m'installer dans une ville où je
ne connaissais personne. Mais j'ai quand
même décidé de le faire, parce que
c'était une nouvelle aventure.
Interview NASA réalisée en 2000 |
Suite à ce stage, il est embauché
par la NPO Energuia le 14 septembre 1981, au
département n°111. Son travail consiste à rédiger
des consignes pour les cosmonautes.
Mais son objectif ultime, c'est de
devenir lui-même cosmonaute. Il passe donc des
examens médicaux à l'IMBP, qui le déclare apte le 7
juin 1983. Cela lui ouvre la voie pour postuler lors
de la prochaine sélection. En attendant, il reprend
ses activités au département 111.
En 1985, le Centre de Contrôle des
Vols (TsUP) perd le contact radio avec la station
orbitale
Saliout-7,
alors inhabitée. KRIKALIOV participe à l'élaboration
d'un plan de réparation, et il forme les cosmonautes
de la mission de sauvetage,
Vladimir DZHANIBEKOV
et Viktor SAVINIKH, qui décollent en juin 1985 à
bord de Soyouz T-13 pour aller sauver la station.

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Fig.
2 : SAVINIKH et DZHANIBEKOV à bord de la station
Saliout-7, 1985. |
Peu après cette mission réussie,
toujours en juin 1985, il est nommé chef-ingénieur,
toujours au département 111 de la NPO Energuia (il
maintenant appelé département 191).
Il participe alors au développement
des systèmes d'affichage pour le module de base de
la nouvelle station
Mir, qui
doit être lancée l'année prochaine. Il dirige aussi
un groupe d'ingénieurs qui doit rédiger les
consignes pour les cosmonautes qui voleront sur la
toute nouvelle version du vaisseau
Soyouz, le
Soyouz T (11F732).
En 1985, la NPO Energuia lance sa
septième sélection de cosmonautes, qui devront voler
à bord de
Mir.
KRIKALIOV est bien sûr candidat, et le 2
septembre 1985 la Commission Principale
Interministérielle (GMVK) accepte son dossier.
Sergueï KRIKALIOV devient alors
officiellement « candidat cosmonaute d'essais » du
détachement de la NPO Energuia. De novembre 1985 à
octobre 1986, il suit l'entraînement spatial général
(OKP) au Centre d'Entraînement des Cosmonautes Youri
Gagarine (TsPK). Le 28 novembre 1986 la MVKK le
déclare officiellement « cosmonaute d'essais ».
Il commence alors à s'entraîner
en compagnie d'Aleksandr CHTCHOUKINE pour
une mission à bord de la navette spatiale soviétique
Bourane, qui devrait bientôt réaliser son premier
vol non piloté.
Mais le destin en décide autrement.
En mars 1988, le cosmonaute
Aleksandr KALIERI se
prépare à voler sur la station
Mir dans
le cadre de la quatrième expédition principale (EO-4) mais il a des problèmes médicaux
et doit être écarté de l'équipage. Le 22 mars 1988,
KRIKALIOV est désigné pour le remplacer. Jean-Loup
CHRETIEN, qui fait partie du voyage, écrira :
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Menant de front la fin
de sa formation théorique et le début de
l'entraînement en équipage, il allait vivre
six mois d'un véritable enfer, cachant mal
la fatigue qui le gagnait. Mais sa
détermination et son intelligence le
mèneront fort heureusement jusqu'au succès
final, et c'est avec admiration - et
soulagement - que nous suivrons la fin de
son parcours.
Jean-Loup CHRETIEN, Sonate au clair
de Terre |
La tâche est en effet extrêmement
difficile car, comme il s'entraînait sur Bourane, il
n'était pas préparé à voler sur
Mir. Il
n'a que huit mois pour se préparer, et il s'envole
finalement dans l'Espace pour la première fois en
novembre 1988, à bord du vaisseau Soyouz TM-7.
Il passe cinq mois en orbite et revient sur Terre en
avril 1989. Le 27 avril, il est nommé Héros de
l'Union soviétique.

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Fig.
3 : KRIKALIOV et VOLKOV à bord de Mir, 1988. |
Moins d'un an s'écoule, et en juin
1990 il reçoit à nouveau une affectation :
l'équipage de réserve de EO-8. Le 5 décembre
1990, trois jours après le lancement réussi de cette
mission, il est assigné à l'équipage principal du
vol suivant, EO-9.
En mai 1991, après cinq mois
d'entraînement, il décolle à bord du vaisseau Soyouz
TM-12 en compagnie d'Anatoli
ARTSEBARSKI et de la première cosmonaute
britannique,
Helen SHARMAN.
Cette mission, même s'il ne le sait pas encore, fera
de lui l'un des plus célèbres cosmonautes
soviétiques.

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Fig.
4 : KRIKALIOV sur Mir en 1991. |
En effet, durant l'été 1991, l'Union
soviétique commence à se disloquer. Le Kazakhstan
aspire à l'indépendance et réclame un vol de courte
durée sur
Mir en
échange du droit pour la Russie de continuer à
exploiter le cosmodrome de Baïkonour. Ainsi, le
cosmonaute kazakh
Toktar AOUBAKIROV
décolle sur Soyouz TM-13 en octobre 1991, et il
redescend sur Soyouz TM-12 une semaine plus tard.
Mais la place qu'AOUBAKIROV
occupe sur Soyouz TM-12 était initialement prévue
pour KRIKALIOV ! Le TsUP a ainsi demandé à ce
dernier de rester six mois de plus que prévu dans
l'Espace afin de permettre à la mission kazakhe
d'avoir lieu. Il atterrit finalement en mars
1991 avec Soyouz TM-13, après une mission de
312 jours.
KRIKALIOV est considéré comme le «
dernier citoyen soviétique » : il a quitté la Terre
depuis l'URSS, et il a atterrit dans la République
du Kazakhstan. En Occident, les médias ont largement
exagéré la gravité de la situation, allant jusqu'à
prétendre qu'il avait été « oublié dans l'Espace...
» Le 11 avril 1992, le Président Boris ELTSINE le
nomme Héros de la Fédération russe.

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Fig.
5 : La couverture de Science&Vie d'avril 1992. |
Six mois après son retour sur Terre,
il reçoit une affectation qui va lui faire voir de
nouveaux horizons. La nouvelle Fédération russe,
fraîchement créée sur les restes de l'Union
soviétique, se lance dans un programme de
coopération avec les Etats-Unis appelé « Shuttle-Mir
», qui vise à faire venir la navette spatiale
américaine sur la station
Mir.
La première étape sera de faire
voler un cosmonaute russe à bord de la navette, et
le 29 septembre 1992, KRIKALIOV est officiellement
affecté à cette tâche. Il fait alors ses valises
pour le Texas, et commence l'entraînement le 5
novembre 1992 au Centre Spatial Johnson de la NASA.
Il décolle à bord de Discovery en
février 1994, et il devient alors le premier
cosmonaute russe à partir pour l'Espace dans un
vaisseau étranger. Lors de la mission, il manipule
le bras robot de Discovery (RMS).

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Fig.
6 : KRIKALIOV à bord de Discovery,
avec l'astronaute américaine Jan DAVIS, février
1994.
Photo : NASA. |
A son retour, il reste à la NASA
pour continuer l'entraînement en tant que doublure
de Vladimir TITOV, qui va lui aussi voler sur une
navette américaine : Discovery STS-63. Lors de ce
vol, KRIKALIOV sert d'interface entre les ingénieurs
américains et le groupe de spécialistes russes
présents à Houston. Il jouera encore ce rôle lors
des missions STS-71, STS-74 et STS-76.
Ces missions américano-russes ont
pour finalité la préparation d'un programme bien
plus ambitieux, celui de la
Station Spatiale
Internationale. Son exploitation devrait
commencer à la fin des années 1990, et les équipages
vont devoir être constitués.
Le 30 janvier 1996, Sergueï
KRIKALIOV se voit confier le poste d'ingénieur de
bord du premier équipage à destination de cette
nouvelle station. Le programme connaît de multiples
reports, et cette mission inaugurale tarde à partir.
D'ici là, une navette américaine va
rejoindre la station inhabitée pour lui ajouter le
module Unity. Un cosmonaute russe doit être nommé
dans l'équipage, et le 30 juillet 1998 c'est
KRIKALIOV qui est choisi. Il a moins de cinq mois
pour se préparer au lancement, qui a lieu en
décembre 1998.
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J'ai été très heureux d'être
à nouveau en préparation finale pour un
vol, parce que je suis au sol depuis
trop longtemps à travailler pour les
missions vers Mir et le programme
Shuttle-Mir. Comme mon dernier vol
était sur STS-60, il remonte à plus de
cinq ans. Je suis bien sûr très
heureux, mais d'un autre côté je suis
conscient que c'est une tâche difficile
de tout faire dans un laps de temps
relativement court.
Interview NASA réalisée en 1998 |
Il passe une semaine sur la
station
internationale, et il est même le premier
à y pénétrer. Après son retour sur Terre, il reprend
l'entraînement pour la première expédition
principale (MKS-1). Le 1er mars 1999 il
est nommé « instructeur-cosmonaute d'essais ». Il décolle enfin en
octobre 2000, près de cinq ans après la
nomination de l'équipage MKS-1.
KRIKALIOV réalise ainsi son
cinquième vol spatial, le troisième de longue durée.
Il passe plus de quatre mois en orbite et revient
sur Terre en mars 2001 à bord de la navette
américaine Discovery STS-102.

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Fig.
7 : KRIKALIOV juste après son retour sur Terre,
22 mars 2001.
Photo : NASA. |
Juste avant cette mission, en
octobre 2000, il avait été affecté à l'équipage de
la septième expédition (MKS-7), avec
John PHILLIPS
et Sergueï VOLKOV. Mais en février 2003 la navette
américaine Columbia STS-107 est détruite en plein
vol, et ses sept astronautes sont tués. Tous les
équipages de la
station
internationale sont remaniés, et les
navettes sont interdites de vol. En attendant
qu'elles reprennent du service, les rotations
d'équipage se font sur des vaisseaux
Soyouz.
KRIKALIOV,
PHILLIPS
et VOLKOV sont assignés à la première expédition qui
décollera à nouveau sur une navette américaine. Mais
ce retour en vol se fait attendre, et les
cosmonautes sont affectés à l'expédition n°11.
Sergueï VOLKOV est écarté car les équipages sont
réduits à deux personnes.
Pour son sixième vol, KRIKALIOV est
pour la première fois au poste de commandant de
bord. Il passe six mois en orbite, réalise une
sortie dans l'Espace et revient sur Terre en octobre
2005.

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Fig.
8 : KRIKALIOV embarque à bord de Soyouz TMA-6,
15 avril 2005.
Photo : NASA. |
Plus tard, en mai 2006, il est
affecté à l'équipage de réserve de
MKS-17,
ainsi qu'à l'équipage principal de
MKS-19.
Mais moins d'un an plus tard cette nomination est
annulée. En 2008 il est pressenti pour voler sur le
premier vaisseau Soyouz modernisé (Soyouz TMA-01M),
mais il n'est finalement pas affecté.
Il faut dire que sa carrière a
entre-temps prit un nouveau tournant. Le 5 février
2007, il a en effet été nommé vice-président de la
RKK Energuia en charge des vols habités (en
conservant son habilitation à voler). Mais la
direction de l'entreprise change peu de temps après
(LOPOTA remplace SEVASTIANOV), et KRIKALIOV n'est
pas maintenu à son poste.
Le Centre d'Entraînement des
Cosmonautes (TsPK) est depuis sa création une
institution militaire, gérée par les Forces
aériennes et commandée depuis 2003 par le cosmonaute
Vassili TSIBLIEV. Mais depuis quelques années, il y
a une forte volonté politique de faire du TsPK une
institution civile.
Le 27 mars 2009, le décret n°97K de
Roscosmos nomme KRIKALIOV directeur du TsPK. Un
autre décret daté du même jour lui retire son statut
d'instructeur-cosmonaute d'essais, il ne volera donc
plus dans l'Espace. Il prend ses fonctions en
juillet 2009.

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Fig.
9 : Portrait officiel de Sergueï KRIKALIOV en
tant que directeur du TsPK.
Crédit : TsPK Youri Gagarine. |
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Fig.
10 : KRIKALIOV avec Valentina TERECHKOVA
lors d'un sommet à l'UNESCO, à Paris, 21 avril
2011.
Crédit : Nicolas PILLET, Stéphane SEBILE. |
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Vaisseau |
Mission |
Lancement |
Durée |
Sorties |
Qualité |
|
Soyouz TM-7 |
Mir EO-4 |
26 novembre
1988 |
151 j |
0 |
Ingénieur de
bord |
|
Soyouz TM-11 |
Mir EO-8 |
2 décembre 1990 |
- |
- |
Ingénieur de bord
de réserve |
|
Soyouz
TM-12 |
Mir EO-9/Mir EO-10 |
18 mai 1991 |
312 j |
7 |
Ingénieur de
bord |
|
Discovery STS-60 |
- |
3 février 1994 |
8 j |
0 |
Spécialiste de mission |
|
Discovery STS-63 |
- |
3 février 1995 |
- |
- |
Spécialiste de mission suppléant |
|
Endeavour STS-88 |
- |
4 décembre 1998 |
12 j |
0 |
Spécialiste de mission |
|
Soyouz TM-31 |
MKS-1 |
31 octobre 2000 |
141 j |
0 |
Ingénieur de
bord |
|
Soyouz TMA-6 |
MKS-11 |
15 avril 2005 |
179 j |
1 |
Commandant |
Tableau 1 :
Liste des vols de
Sergueï KRIKALIOV
Bibliographie :
Interview NASA pour
la mission MKS-1
Interview NASA pour
la mission MKS-11
Interview NASA pour
la mission STS-88
Le site
AstroNOTE
Communiqué de presse de la NASA n°98-137
Communiqué de presse de la RKK Energuia du
5 février 2007
Dernière mise
à jour : 31 août 2011
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