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Le 11 avril 2005, Jean-Yves LE GALL se rend à Moscou pour y rencontrer le
général PERMINOV et signer le premier accord concret depuis le début des
négociations. Il s'agit du fameux contrat de commande de matériel russe, dont la
valeur est de 121M€. Il comporte deux volets : l'un concerne le pas de tir,
l'autre les lanceurs Soyouz en version 2.1b.
Pour le premier volet, la Russie
devra fournir le pas de tir ainsi que tous les
équipements liés au lanceur Soyouz. Concernant le
second volet, le contrat demande aux Russes
d'adapter la fusée aux conditions du CSG (domaine de
sécurité, télémétrie, conditions climatiques) et de
développer la version Soyouz-2.1b.

Fig. 19 : A Moscou, le 11 avril 2005.
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Pendant ce temps, Arianespace continue de signer des contrats pour Soyouz. Le
premier vol, devant emporter l'Optus D2, est maintenant annoncé pour le début
2008. Or, pendant le salon du Bourget de juin 2005, on apprend qu'il n'est plus
prévu avant octobre-novembre 2008.
Le 19 juillet 2005, Jean-Jacques DORDAIN et Yannick D'ESCATHA, président du
CNES, se rencontrent pour signer le contrat de développement. Il s'agit du
document qui autorise le CNES à commencer les travaux de construction des
infrastructures en Guyane.

Fig. 20 : Jean-Jacques DORDAIN et Yannick D'ESCATHA, le 19 juillet 2005.
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Les travaux de terrassement s'achèvent en décembre 2005. A ce moment, le CNES
attribue le contrat de construction des infrastructures (en dehors du pas de tir
et des bâtiments spécifiques à Soyouz, qui sont la responsabilité du KBOM) au
groupe Vinci. Le contrat est signé le 9 décembre 2005 par Michel EYMARD,
Directeur de la Direction des Lanceurs du CNES, et Pierre BERGER, Président de
Vinci Construction Grands Projets.
Ce dernier représente également le groupement industriel Soyouz Infrastructure.
Ce groupement comprend INFRASOYOUZ, un consortium constitué de Vinci
Construction Grands Projets et de Nofrayane, ainsi que MT Aerospace, Clemessy et
le consortium ACIA (regroupant Axima Belgique, Crystal France, Intemann Autriche
et Axima France).
Les travaux doivent durer 31,5 mois
à compter du 9 décembre 2005, et doivent donc
prendre fin en juillet 2008. La première grande
étape est la construction du carneau, qui va prendre
un an.
Le 13 février 2006, Dominique DE VILLEPIN, nouveau Premier Ministre français, se
rend en Russie en voyage officiel. Il est accompagné de Jean-Yves LE GALL qui
signe avec le général PERMINOV le premier contrat d'approvisionnement en
lanceurs Soyouz. La commande porte sur quatre fusées pour un montant global de
80M€. Il avait été décidé que chaque lancement serait facturé aux clients
environ 40M$.
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Fig. 21 : Le chantier Soyouz, à la
fin 2006. |
A la fin de l'année 2006, les travaux de terrassement sont terminés et le
carneau est creusé. Pour cette dernière opération, 200 000 mètres cubes de
matériaux auront été enlevés. Parallèlement, les fondations des différents
bâtiments ont été bien avancées.
Le 13 février 2007, Aleksandr KIRILINE, directeur général du TsSKB-Progress,
entreprise qui construit les lanceurs Soyouz, annonce que la première fusée sera
envoyée en Guyane en octobre-novembre 2007, pour un lancement toujours prévu
octobre-novembre 2008. Mais le 21 février 2007, Viktor REMICHEVSKI, directeur
adjoint de Roscosmos, annonce que le premier vol pourrait être reporté à
décembre 2008 en raison de "difficultés rencontrées par les Européens pendant la
construction" et de la "nécessité d'harmoniser les normes russes et
européennes".
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Fig. 22 : Inauguration du chantier
Soyouz, le 26 février 2007. |
Le 26 février 2007 est un grand jour pour le projet : c'est
l'inauguration du chantier ! Le général PERMINOV fait le déplacement à Kourou et
offre au CNES la pierre qu'il avait extraite du sol de la zone de lancement n°1
du cosmodrome de Baïkonour deux ans plus tôt. Pour Jean-Jacques DORDAIN, le
programme marque le commencement d'une "nouvelle ère de lanceurs pour l'Europe". |