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Dans un premier temps, les éléments
du lanceur sont acheminés par voie ferrée de leur
lieu de construction (Samara) vers
Saint-Pétersbourg. Là, ils prennent le bateau vers
la Guyane française. Ils sont débarqués au port de
Kourou et sont montés sur des remorques de
fabrication française capable de transporter de 60 à
80 tonnes. Ils sont ensuite déposés dans le MIK et
assemblés pour former le lanceur tri-étages, puis le
tout subit toute une batterie d'essais.
Pendant que toutes ces opérations
avaient lieu, la charge utile a elle aussi rejoint
Kourou, mais par voie aérienne. Après son
atterrissage à l'aéroport de Rochambeau, elle a été
emmenée dans l'EPCU (bâtiment faisant partie des
Ensembles de Lancement Ariane) où elle y a été
préparée. De même, après son intégration dans le
MIK, l'étage Fregat a été amené dans l'EPCU pour y
être rempli en ergols.
Une fois que la charge utile et
l'étage Fregat sont prêts, ils sont arrimés l'un à
l'autre dans le Hall d'eNcapsulation (HN) de l'EPCU
et encapsulés dans la coiffe. Le tout forme le
KGTch.
Quatre jours avant le lancement, le
lanceur tri-étages est transporté par voie ferrée
jusqu'au pas de tir, où il est érigé à la verticale.
Quelques heures après, le KGTch est amené par voie
routière en position verticale jusqu'à la base du
portique. Il est alors hissé jusqu'au sommet par une
grue, puis arrimé au troisième étage.
Trois jours avant le tir, une
répétition générale du compte à rebours est
effectuée. La veille du lancement, les équipes du
CSG procèdent à la Revue d'Aptitude au Lancement
(RAL). Elle permet de décider ou non du remplissage
des réservoirs et de la poursuite du compte à
rebours.
A l'heure H-8h, le compte à rebours
est lancé. A H-4h18min, le remplissage des
réservoirs du lanceur commence. A H-2min35s, le
KGTch est déconnecté du pas de tir. A H-20s, l'ordre
de lancement est donné. Si un report doit intervenir
après cet instant, le lanceur devra être ramené au
MIK et tout devra être recommencé.
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